Fin de l’été. Résumé des épisodes précédents.
Depuis mon retour en France en janvier, je me suis attelé au menu fretin des cours pendant quelques semaines, j’ai ensuite eu la chance d’avoir une autre mission très intéressante pendant mon stage de fin d’études. Et ni vu connu, diplôme en poche, je me suis retrouvé avec une mignonne propo d’embauche et la perspective d’un début de carrière chez un grand nom de la métallurgie. Il suffisait de mettre en sourdine mes velléités asiatiques pendant quelques temps en attendant une nouvelle fenêtre de tir. Dans le monde économique « globalisé » actuel, celle-ci finirait bien par réapparaître. Une bonne opportunité, ça se saisit au vol, comme chacun le sait. Et celle-là en était une excellente.
Mais le mois d’août de réflexion généreusement alloué a eu raison des arguments bien ficelés, et de la promesse d’une carrière débutant sous de généreux auspices. L’idée d’une autre mission en Chine, avec son lot de découvertes, de déconvenues, de surprises, d’expériences nouvelles, et la perspective d’approfondir linguistiquement et professionnellement ma connaissance du Chinois ont pris le dessus.
Bref, je me rejette à l’eau tant qu’elle est encore chaude, encouragé par la vision peu glorieuse des amis enfourchant déjà la grande roue du métro, ikéa, clio grise, boulot, siège bébé, ipod, abonnement à géo, etc…
Trèves de plaisanteries, il y a énormément à faire en Chine, et j’ai bien l’intention de mettre à profit l’expérience que j’ai déjà eu la chance d’y accumuler.
Mon choix est fait. Je suis donc à la recherche d’un poste en Chine. VIE ou autre.
Je suis ingénieur généraliste, spécialisé dans le génie industriel. Mon champ d’action va de la gestion de production à la maîtrise de la chaîne logistique (supply chain) dans son ensemble, en passant par l’audit et l’optimisation des installations et procédés, l’amélioration continue et son lot de méthodes (5S, 6 Sigma, TPM, Qualité Totale, JIT, mise en place de moyens de suivi). Mon stage de fin d’études portait sur la mise en flux tiré d’une chaîne de production pour un métallurgiste. En Chine, j’ai travaillé sur des problèmes de gestion de stock, et sur la mise au point d’un logiciel de collaboration. J’ai également une expérience dans les achats industriels « low costs » pour un équipementier automobile.
Si vous voulez en savoir plus, recevoir mon CV ou bien discuter des opportunités existant en Chine, vous pouvez me contacter à l’adresse email suivante: 2005.in.asia@gmail.com. Et si vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui... parlons-en!
A très bientôt.
Mathieu
On va reparler de bus aujourd’hui.
Et là vous vous dites: «mais ce type écrit un blog sur les bus!». Et bien sachez que j’en suis capable: je m’y connais ‘achement maintenant que je passe une heure et demie tous les jours à «commuter» à leur bord. J’ai découvert, grâce à l’esprit sportif de mes amis chauffeurs, qu’un bus peut faire plein de trucs chouettes dont: griller les feux, déraper en travers, sauter (si les conditions sont réunies) et Jean passe.
Pour récompenser l'excellence de ses chauffeurs, la Chine vient de lancer un super bus afin de les doter d’un destrier à la mesure de leur talent. Un monstre de 25 mètres de long, atteignant 80 km/h et pouvant emporter 300 passagers, avec seulement 40 sièges! Vision toute chinoise du remplissage des transports en commun. Pour comparaison, un bus normal fait 13 mètres de moins.
Ce bus entrera en service sur la liaison Hangzhou-Beijing, soit un trajet d’environ 2000km. Ça va se battre pour les places assises.
Il existe un autre moyen de se rendre à Beijing. C’est le grand canal. Construit selon la légende hangzhounaise par un empereur qui voulait pouvoir voyager jusqu’à Hangzhou en emmenant ses concubines de rechange en cas de crevaison (le voyage durait plusieurs mois). Il s'étend(ait) sur 10 fois la longueur du canal de Suez. Autre époque, même idée.
A voir, une rétrospective édifiante sur les grandes dates de l'Empire du Milieu.
Ce qui me permet d'introduire le très acide blog Sinocidal, à lire au second degré.
Bonne lecture
1. Pas besoin de vous changer
A la table des invités d'honneur, il y aura au moins un type en jogging, et les autres en tenues de ville. Donc laissez le costard au placard, et coulez-vous dans le moule.
+1 pour la décontraction
+1 pour votre agenda
4. Vous êtes l'invité d'honneur
+1 pour votre capital guanxi
On vous a placé à la table des amis du marié. Ils sont tous diplômés d'université aux Etats-Unis ou en Australie, et parlent anglais couramment. Rassurez-vous, il ne vous adresseront pas la parole. Mais ils se relaieront pour trinquer avec vous tout au long du dîner.
+1 pour la tranquilité
6. Vous retrouvez vos rêves de gosse
Tout ce que vous avez rêvé de kitsh va ressurgir brusquement. Feux d'artifices à l'intérieur de la salle de réception, hélicoptère télécommandé transportant les alliances jusqu'aux mariés, ballons à l'hélium, loterie, jeux crétins. Bref un mic-mac de cérémonie "traditionnelle" (musique concon, robe de mariée, alliances) et d'inventions engendrées par quelques cerveaux malades en manque évident de repères culturels. Un délice.
+1 pour le divertissement
7. Vous apprenez tous les ragots
+2 pour votre capital guanxi
8. Vous mangez bien
Pas la peine d'en dire plus, ils savent mettre les petits plats dans les grands pour ces occasions.
+1 pour la gastronomie
9. Vous aurez votre quart d'heure de gloire
Au milieu d'un propos enflammé sur la nécessité des Chinois de pardonner les erreurs de Nankin à leurs cousins nippons, devant des convives sérieusement imbibés. Ou bien lorsque l'on vous tendra le micro pour cette fameuse chanson française que toute la salle réclame en hurlant. Il arrivera un moment. Ce moment où vous prendrez soudain conscience que l'attention est fixée sur vous, que l'audience est pendue à vos lèvres, ce moment sera le vôtre. Les 15 minutes promises par Warhol.
+1 for the money +2 for the show ...
10. Vous gagnez le ticket du match retour
Après ce premier moment de grand divertissement, vous êtes inévitablement invité à un autre mariage. Le cousin de la mère du marié a bien rigolé avec vous, et il veut que vous lui montriez de nouveau vos capacités de résistance à l'alcool lors du mariage de sa fille le mois prochain. Félicitations ! Vous venez d'entrer dans le cercle de confiance. Répondez à son invitation poliment en lui proposant de relever un peu le niveau: pariez sur le nombre de bouteilles de vin rouge qu'il pourra boire. Un conseil: ne le défiez pas sur le bai jiu, ce serait courir à votre perte.
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