(une parenthèse avant de commencer. Je viens de perdre les articles précédents. Encore un coup de la police politique. Ceux qui n’étaient pas à jour dans leur lecture ont donc manqué 6 articles et je n’ai plus vos commentaires. On est en train de m’aider à résoudre ça)
Céline m'ayant récemment demandé des informations sur la communauté française à Hangzhou, ça a été l’occasion pour moi de faire le bilan.
Pratiquement deux mois passés ici, et seulement une poignée de Français rencontrés au Starbucks. Je ne recherche pas particulièrement le contact des compatriotes, je ne le fuis pas non plus. C’est toujours agréable et enrichissant de partager ses expériences. En plus ça permet d’avoir une conversation normale une fois de temps en temps.
Donc point mort, ou presque.
Coïncidence: après cette demande d'info, j’apprends qu'un magazine local organise une soirée spécial expats dans un café Jazz, pour le lancement de l’édition de septembre. Ni une ni deux, je loupe mon bus; d’abord pour la déconne ensuite parce que les taxi de Lin Ping sont la façon la plus marrante d’aller à Hangzhou. Cette dernière est réputée pour compter les plus beaux taxis de chine: les mêmes qu’à Shanghai en fait, VW Passat avec bulle de protection pour le chauffeur et tout et tout. Lin Ping, c'est beaucoup plus roots: des jetta ou santana affichant parfois plus de 500 000 kilomètres. La première fois que je suis arrivé en ville dans l’un de ces bolides d’un autre âge, j’ai pu lire les expressions dédaigneuses des autres chauffeurs de taxi. Certains se sont carrément marrés. C’est un peu les ploucs qui vont à la ville: ils se paument tout le temps, passent des coups de fils pour demander la route, et finissent toujours par se faire aider par un collègue moins moqueur que les autres.
Mais comme dirait Cangshu, je constate que j’ai quelque peu digressé.
La soirée de vendredi a donc tenu ses promesses. Beaucoup de rencontres, beaucoup de nationalités, des frenchies très sympas et accueillants. Rassure-toi Céline, tout roule. L’on m’a même soufflé que ce n’était que la partie émergée de l’iceberg, et qu’une bonne communauté française évoluait dans cette ville. Même si certains ont été qualifiés de couche-tôt, mais je ne suis pas là pour balancer. Je préfère d’ailleurs le terme « agent dormant ». Cette petite communauté est en tout cas assez organisée.
Dès le lendemain, la machine était déjà en marche, je reçu un message me prévenant d’un vernissage le soir même, dans un hôtel. Les aléas des soirées étant ce qu’ils sont (et le beurre étant au prix qu’il est), mon chemin aura rapidement bifurqué vers d’autres destinations. J’ai un peu fait mon David Vincent à Hangzhou. Un Shanghaien s’est pris de sympathie pour moi. Je m’accordai un temps avec ce bon bougre. Mais nous avons finalement passé la soirée à faire les branques avec d’autres rigolos, dont un New Yorkais et quelques « Hangzhouneses » Ce qui devait arriver arriva : mes nouvelles connaissances m’ont emmené me ridiculiser au KTV. Ca faisait longtemps que ça m’était arrivé. Ca remonte à Hongkong en fait. Le KTV ? Karaoke TeleVision. Pas besoin d’habiter en Asie pour savoir qu’ils raffolent de ça ici. Et ils sont redoutables, à n’en point douter. Surtout les filles. J’aurai bien mis une vidéo ici pour vous montrer, mais mes capacités techniques sont pour le moins limitées. Alors ce sera une photo et c’est tout, pas la peine de faire cette tête.
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