Vendredi 14 octobre 2005

Bonjour à tou(te)s,

Chloé de Hangzhou me fait suivre un petit jeu, décrit comme suit :
- Allez dans vos archives.
- Trouvez votre 23eme note (ou la plus proche)...
- Retrouvez la 5eme phrase (ou la plus proche).
- Postez cette phrase avec ces instructions.
- Passez la main à 5 personnes.
Cette phrase est censée représenter votre blog... ;-)

 
Bon ça paraît fastoche comme ça. Ah non tiens je n’ai que 21 notes sur ce blog !
Tant pis je vérifie sur mon ancien site... 21 février 2005, 23ième note. Encore raté, je n’ai que 2 phrases dans cette note. Ca se complique ! Je regarde la 24ième (la plus proche), ça parlait de fagwa
, et la cinquième phrase est donc :
« Il en a mangé en France et a été très surpris d'en trouver en Chine »

C’est très moyen ça. En plus c’est l’ancien blog, ça ne compte pas.

Je suis dans une impasse. La règle veut que j’utilise la note la plus proche de ma 23ième, c’est la 22ième : celle que je suis en train d’écrire. On tourne en rond là !
Donc je vous propose un truc, je fais suivre ce jeu à 5 personnes. Mais j’ajoute une ligne aux règles du jeu, puisque je n’ai pas encore de 5ième phrase à ma 23ième note, ce sera à vous de m’en inventer une selon votre bon plaisir.
Il m’incombe d’incorporer celle-ci au sein de ma prochaine note (qui devrait traiter de mes péripéties taiwanaises).

- inventez une phrase pour le fourbe qui vous a envoyé ce jeu. Il devra l’inclure dans sa prochaine note.

Si chacune de ces personnes me renvoie une phrase, je m’engage à les insérer dans ma note.
Je fais donc suivre ça
- à Nico
- à Julien
- à Olivier
- à Hesiem
- à Cris
- et puis comme de toute façon, j’ai déjà bien mis le foutoir dans ce jeu, j’envoie aussi au vieux Manu qui vient d’ouvrir son blog

Et pour la peine, je vous mets aussi une photo de ce que j’ai mangé l’autre soir, c’est moins joli que chez Cris, mais c’était bon.

qu'est-ce?

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Mardi 11 octobre 2005
Edit: Nouvelle perte d'articles, vos commentaires sont tous perdus. Ne me demandez pas pourquoi. Ne demandez pas non plus à Over-blog... 

Allez zou! Je vous raconte un peu tout ça.


J’ai donc visité Taiwan pendant la semaine nationale chinoise. Une semaine de vacances offerte aux chinois depuis quelques années. La bonne blague c’est que comme on part un vendredi soir, ça fait 7 jours de vacances au lieu de 5. Au retour il faut donc bosser le week-end.

Je suis arrivé à Taipei samedi en fin d’après-midi, pendant le typhon.
Première blague à l’aéroport, le premier type au bureau de change m’annonce avec un air malade que sur le territoire de Taiwan je ne pourrai pas échanger mes RMB chinois. C’est ce qu’on appelle une coupe drastique de mon budget voyage, vu que j’avais retiré uniquement des biftons chinois pour l’occasion. Il me restait tout de même ma carte de crédit et son petit plafond.
Après une recherche laborieuse et par grand vent de la bonne auberge conseillée par didber, je me suis fait embarquer par 2 néo-zélandais, direction les nuits taiwanaises. Oui un samedi soir par typhon, j’ai suivi la première piste tangible vers un peu d’action. Je vous passe les détails, mais j’ai trouvé là ce qu’on m’avait promis, la perle de l’Orient (je n’ai pas déjà utilisé cette expression quelque part?). Très bonne nuit qui m’a fait découvrir des gens ouverts et déjà tellement différent des chinois continentaux. Ca rappelle Hongkong.

Theatre national

Un réveil tardif le dimanche me lancera dans les rues détrempées à la recherche d’un moyen d’échanger mes Mao contre de la fraîche locale. Pas mal de temps perdu à ça, en vain. Pour ensuite découvrir que beaucoup d’endroits étaient fermés à cause du typhon. J’ai quand même pu parcourir le mémorial de Chiang Kai Shek, héros national du boutage de communiste et bon gros dictateur à ses heures.

Chian Kai Shek Museum

Un couple de coréens et un québécois rencontrés dans le métro auront été mes compagnons de route, de déconvenue en déconvenue, non sans quelques visites agréables comme le temple de Longshan, le night market de Hwahsi et un très bon massage des pieds. Une bonne occasion de constater qu’on ne peut pas marchander un massage, mais que l’acharnement paye : la traductrice s’occupera personnellement de mes petons, parce qu’un client exigeant et manifestement rompu aux techniques, ça se dorlote.

night market

Après s’être fait jeter de Taipei 101 (la grosse tour au milieu), nous sautons dans un taxi qui nous fera vivre un grand moment de n’importe quoi.
Le type, que nous supposons à moitié saoul, est en tout cas complètement à l’ouest…

… Je laisse les rigolos commenter un instant…

Et je poursuis… Les coréens, n’étant probablement pas dotés du même métabolisme que leurs voisins asiatiques, se trouvent être de sérieux gouleyeurs.  Ils s’étaient donc mis en tête de finir cette journée de visite par un pot de l’amitié dans une petite taverne recommandée par leur bouquin coréen. Et me voilà en train de dicter l’adresse au chauffeur. Et oui, mes amis n’étant pas familier du mandarin, ils se sont mis dans la tête que je l’étais et m’ont coiffé de la casquette d’interprète.
Après m’avoir vu répéter 4 fois de suite « 什么 ? » (quoi ?) d’un air concerné alors que le type devait probablement me demander mon âge ou bien ce que je faisais à trimballer des coréens et un laowai, ils ont vite repris leur casquette en se marrant…
Le chauffeur était un peu agité du ciboulot, et nous menait par monts et par vaux en faisant semblant de chercher son chemin, un doigt sur la bouche et l’œil triste. Il s’arrêtait temps en temps pour éclairer les numéros de rue à grands coups de projo. Il avait une torche énorme bricolée pour être alimentée par câble avec la voiture. Un truc de malade, j’ai joué un peu avec, effrayé quelques passants, puis j’ai décidé que je devais rattraper ma piteuse performance linguistique. J’ai fait comprendre au chauffeur qu’il fallait qu’il arrête de faire son marlou, qu’on n’allait pas payer pour ses détours. Le type était vraiment ennuyé, ça sentait la perte de face à plein nez. Pour compenser il usait sans retenue de son klaxon fait maison, ce machin faisait le même bruit que la corne du Queen Mary II! Mais je n’ai pas pu jouer avec, dommage.
Pour finir, notre adresse était fausse, donc le chauffeur n’a pas perdu la face et on a pu terminer ce dimanche soir à philosopher autour d’un tonneau de Taiwan Beer.

Bon je me suis un peu étendu sur cette anecdote moisie. Et en plus je n’ai pas pris beaucoup de photos, les coréens ayant mitraillé, je récupérerai ça bientôt.

Le lundi aura été beaucoup plus efficace, avec la visite du formidable National Palace Museum. J’y ai exploré une collection immense d’art chinois (la plus vaste au monde), avec des pièces magnifiques de jade, spécialité de Taiwan et des sculptures d’ivoire impressionnantes. Ca m’a occupé une bonne partie de la journée.

premier traité politique de l'histoire... gravé dans un bol de riz! il fallait s'y attendre

Puis, voulant en finir avec cette fichue Taipei 101, je m’y suis rendu bien décidé en fin d’après-midi. Comment ne pas passer par cette étape obligée, après avoir escaladé tant de glorieux édifices asiatiques au cours de mon année : de la superbe tour de Shenzhen à la skyline de Victoria Harbour en passant par le cocktail le plus haut d’Asie dans l’excellent bar open roof du Banyan Tree de Bangkok, il me fallait ce must !

taipei 101Taipei vu de la tour

J’y ai fait la rencontre d’un autre couple de coréens ainsi que de leur hôte taiwanais. Invité chaleureusement à suivre leur péripéties, je me suis vite retrouvé à l’arrière d’une béhème, filant à toute allure vers la ville côtière de Keelung, où notre ami local était bien décidé à nous faire goûter toutes les spécialités culinaires locales. 5 restaurants de rue plus tard, complètement rassasiés après entre autres une omelette aux huîtres, du crabe, des bols de soupes en tous genres et une  bolée de glace pilée mélangée à des boulettes de tapioca (merci Cris) et pois verts, nous revoilà dans la béhème pour un retour express vers Taipei.

Mes amis du moment

Sur le trajet ils discutent un bon moment de la prochaine étape et me demandent un peu gênés si je veux aller clapoter dans les sources chaudes des montagnes. Je ne vois pas le problème, je leur dis que oui, sans problème. Ils insistent. « Tu sais les étrangers n’aiment pas trop ça, c’est un truc d’asiatique, si tu veux on va ailleurs » Je les rassure, où qu’ils aillent du moment qu’on se poile, je suis partant. Le mot était juste puisqu’ils m’expliquent finalement qu’il faut s’y baigner nu…
La bonne blague ! C’était notre lot quotidien à Shenzhen.
Nous voilà donc en route vers les hauteurs de la ville. Au passage, les coréens sont terrorisés par la conduite du taiwanais, alors que je la trouve beaucoup plus proche des standards européens : ça roule vite en ville mais sans faire d’impair au code. En Chine c’est plus lent, mais sans aucun respect pour la vie humaine…
Les hot springs sont très agréables, les coréens me raconteront que leur malade de pote les a emmené là la nuit du typhon. Tout volait dans tous les sens, et ils barbotaient tranquille au milieu…

Une bonne partie de rigolade, pour résumer, dans cette ville qui m’a énormément plu. L’une des plus agréables que j’ai pu visiter en Asie. J’en reparlerai en épilogue après le récit de ma descente le long de la côte est.
Il y aura de la photo poétique, de l’allemand au karaoké, du covoiturage par les taiwanais, de la source chaude encore, du business meeting et du scooter dans les îles…
Gardez l’écoute, c’était pas très culturel mais je ferai fois la prochaine mieux  :)

La côte est

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Jeudi 29 septembre 2005
Petite note.
Je pars pour Taipei samedi matin. Après une petite période d’incertitude puisque je n’ai aucune carte, ni guide de voyage, ni adresse, ni hôtel, je suis maintenant complètement rassuré: j’ai un beau sac vide tout neuf!

Je suis allé me marchander un faux sac-à-dos de randonneur qui craquera au milieu du voyage. J’en ai eu pour 120 kwai au lieu de 200. Oui je sais, je sais, mais j’étais pressé le magasin fermait, donc pas le temps pour le grand numéro. Psychologiquement je suis donc paré. Sur un plan purement tactique ça vole déjà moins haut, mais les troupes ont le moral au beau fixe.
En bref: concrètement à l’arrache et techniquement incapable, je suis cependant motivé et volontaire. Qui ne reconnaîtra pas là l’ingénieur type ?

Me voilà donc quasiment en route; pour Taipei tout d’abord, pour le week-end je pense. Le temps de trouver un guide dans une librairie et de décider de la suite (et de faire un tour du côté des bonnes adresses du sieur Hesiem).
Départ vers la côte Nord ensuite, ou bien le centre du pays, il me semble qu’on y trouve de superbes montagnes. On m’a aussi conseillé Kaohsiung ainsi que la côte est, que j’explorerai bien volontiers, si les vents m’y portent.

Comme vous pouvez le constater, pas de plan. Donc aucune chance qu’il foire.
 

Bien sûr n’allez pas vous priver de partager vos bons conseils, les taiwanais qui me lisent.

En bonus, les photos les plus nulles depuis la création de ce blog : mon sac en images.

Mon sac

Mon sac à dos et son sac


En plus je me suis rendu compte que c’était de la bonne came chinoise à son papa: Handry, avec site web et tout. Etonnisch, nein ?

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Mardi 27 septembre 2005
Marrant que Fenêtres sur la Chine et l’Asie parle d’un fait semblable, ce n’est pas la première fois qu’il anticipe l’une de mes notes :)
 
Samedi midi, Charly me tire de ma chambre : il y a un défilé militaire à la télé.
Les forces de l’ordre font en effet le tour d’un stade d’athlétisme à bord de leurs Santana tunées et d’un fatras de motos et autres engins. Bref la classe.
Arrive l’élément perturbateur : un type en polo pourri et lunettes de soleil prend d’assaut la piste, et agresse un des policiers. Ils se battent pendant que les autres troupes se retirent. L’ambiance est en place, le grand n’importe quoi peut commencer.
Les protagonistes se succèdent alors, chacun allant de son mauvais marcel à ses fausses rayban, tirant dans tous les sens sans se soucier de mourir quand on vient de se prendre une rafale.


Les flics et troupes d’assaut eux-mêmes passent pour des charlots. Après quelques échanges de tirs, la moitié a déjà la chemise hors du pantalon, sans parler de ce tireur d’élite dont on aperçoit le calbute. Tss Tss, c’est pas très sérieux tout ça.

Vient ensuite la séquence course-poursuite, qui relève le niveau. On a de la moto, du camion bleu Dongfeng, du minivan, du fourgon de police avec les types torses nus qui tapent le carton à l’arrière, bref tout ce que vous pouvez trouver dans les rues chinoises.

camion de oui oui pendant la poursuite

Après une magnifique prise de contrôle du méchant camion bleu par les policiers, les derniers truands se réfugient dans une tour en briques.

assaut du camion de oui oui

Un assaut en règle par les forces d’intervention réglera tout ça, non sans un admirable incendie final, comme il est de coutume par ici.

la tour en brique

l'attaque de la tour en brique

final a la chinoise.. avec panache


Les résidents en Chine auront tous déjà croisé l’un de ces types à l’air particulièrement demeuré, habillé en noir, roulant en Audi noire et trimballant des bidons oranges dans le coffre. Ils servent à ça.


Le soir-même en rentrant de Hangzhou, mon taxi s’est arrêté prendre quelqu’un sur la route. Il y avait un attroupement d’une quarantaine de personnes. Et 3 types en train d’en corriger un autre violemment. Les gens faisaient la même tête que le public dans le stade, certains rigolaient même. Pour ce que j’ai pu voir depuis que je suis ici, la police n’intervient pas franchement dans ce genre de cas. Et lorsqu’elle le fait, ça n’arrange pas grand chose.

Même si ce brave flic rencontré samedi soir me disait fièrement avoir déjà arrêté plus de 1000 voleurs, avant de devenir garde dans un bar (pour la bouffe gratos ?)

fixe!

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Jeudi 22 septembre 2005
Alibaba est la plus grosse entreprise chinoise de commerce électronique et de B2B. Comprenez « Business To Business ». Pour les non-initiés, c’est une plateforme d’échange : on met en contact les entreprises vendeuses et celles acheteuses. Par le biais de leur site internet, on peut rechercher le type de produit voulu. Bref c’est un filon en or puisque la Chine a tout un tas de babioles pas chères à exporter, comme chacun sait.
Pour l’avoir utilisé l’année dernière, j’ai pu constater que c’est bien un incontournable de la recherche de fournisseurs. Mais il y a l’envers du décor; il ne faut pas chercher longtemps pour trouver des entreprises bien glauques qui proposent de fabriquer tout et n’importe quoi pour une misère. C’est toujours poilant de découvrir qu
Everbright Super China Solutions Company Limited a en fait des ateliers en bambou, un sol en terre et des ouvrières au dos courbé.
Si l’on omet ces détails qui n’ont d’importance que dans notre conception par trop occidentale (i.e. humaine et libérale) du travail, Alibaba peut être sûre de son avenir dans la prochaine décennie.

Le célèbre portail Yahoo ! ne s’y est pas trompé en s’appropriant récemment 40% des parts, pour la rondelette somme d’un milliard de dollars.
Pour fêter ça, ils ont invité l’ami Ke Lin Dun (Bill Clinton) à l’occasion du 5ième sommet d’Internet en Chine. Et ça se déroule tous les ans à Hangzhou. En effet Alibaba y possède ses quartiers généraux, dans lesquels 700 employés de Yahoo ! vont bientôt venir festoyer avec leurs collègues chinois à l’occasion de leur prise de fonctions.

Et je n’ai appris tout ça que le lendemain de sa visite. Les Chinois s’en moque comme de l’an 40, mais ne leur jetons pas la pierre. Conséquences de la désinformation et du formatage : les gens ne discutent pas de politique, sauf s’il s’agit du Japon…

Pour revenir à cette conférence, le contexte était un peu tendu : Yahoo ! vient de livrer des informations au gouvernement chinois qui ont permis de condamner un journaliste de Hongkong à 10 ans de prison.
L’agence Reporter Sans Frontières s’est notamment manifestée pour réclamer une intervention de la part de Clinton dans cette affaire. Clinton, diplomate, préfère temporiser et voir comment évoluera la situation en Chine. En attendant, « les lois de chaque pays doivent être observée par les entreprises ». Tant que le business est bon, ce serait trop bête de se fâcher.

Seulement voilà, la plupart des entreprises étrangères en Chine sont en joint-venture avec une entreprise chinoise (50/50). Ajoutons cela à ce que disait un officiel du PCC, interrogé sur la cohérence de l’ouverture de l’économie avec la doctrine du parti : « Si nous utilisons l’exploitation aujourd’hui, ce n’est que pour mieux la supprimer demain »
La Chine peut-elle un jour décider de nationaliser tout ce beau petit monde et de mettre les laowai à la porte ? Assurément pas dans la conjoncture présente, mais quelles sont les garanties ?

Autre sujet délicat évoqué, le probable blocage des communications en VoIP sous peu. Skype et les autres logiciels de téléphonie peer-to-peer ne sont pas du goût des sociétés chinoises, à commencer par China Mobile. Un blocage de plus ou de moins, ils ne sont plus à ça près.  Ils ont récemment testé ce blocage à Shenzhen.

En bref, c’est peut-être l’eldorado actuellement, les entreprises occidentales peuvent bien renoncer à quelques principes d’éthiques pour s’en mettre plein les fouilles, mais nos gouvernements en feront-ils de même?

Sources :
Red Herring,Yahoo News,Alibaba

Pleine lune pendant le festival idoine

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Samedi 17 septembre 2005
Tout le monde en parle en ce moment, puisque c’est le festival de la mi-automne, qui célèbre également la lune.  Et oui, toujours cette histoire de calendrier bizarre, les Chinois sont déjà en automne.
Et cette occasion, la coutume veut que les Chinois s’offrent des mooncakes ou  Yue Bing. Cette année, la dégustation doit se faire le 18 septembre.
Pour plus de détails et de photos concernant ces surprenantes petites saletés, allez jeter un œil ici.


Tirage au sort




Au bureau, il y a quelques jours, on nous a tous réunis dans l’entrée pour nous faire tirer au sort notre paquet de mooncakes. Très sympa. 














Boite de mooncakes

Je n’ai pas pu résister hier, j’en ai goûté un. C’est pas bon. Bourratif au possible, et cachant de vilaines surprises une fois passée la pâte épaisse.
En tout cas ça vous nourrit un régiment. Je sais maintenant ce dont Mao avait fourré son sac à dos pendant la longue marche.

J’en ai également appris une bonne. L’usage étant de s’offrir des boîtes de mooncakes à tout va, des petits filous offrent les paquets qu’on leur a donnés. Les boîtes peuvent ainsi circuler un bon bout de temps avant d’atterrir dans vos mains. La conscience sanitaire chinoise étant ce qu’elle est, gare à l’état de conservation de ces curiosités culinaires !

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Mercredi 14 septembre 2005
Et bien oui bravo à Cris et Alban, c’est bien une Volkswagen Gol.
Ce n’est pas un oubli, il n’y a pas de « f » dans son nom. C’est un modèle hybride à mi-chemin entre la Polo et la Golf, fabriqué au Brézil.

Pourquoi ne pas l’avoir appelé la Polf, ou bien la Golo ?


Gol vue de côtéGol 3/4
GOL


D’ailleurs elle me manque ma bagnole…

Je concluerai sur ce bon mot de nos amis sud-américains :
Nenhum outro carro se firmou como um ícone tão marcante da vida brasileira quanto o Gol.

Ce qui veut dire:
Si vous n'êtes pas outré par la fermeté carrément ferme de ses suspètes, vous deviendrez une véritable icône du Tao au marché du coin, où vous apporterez un rayon de soleil brézilien, dans votre belle Gol qu'elle est bien pour la conduire.

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Mardi 13 septembre 2005
Après un samedi soir propice à de nouvelles sérénades, je suis officiellement toujours aussi mauvais en chant. Un coin d’espoir est cependant apparu puisque ma performance sur « Strangers in the night » de Frank Sinatra n’a pas été trop décevante. J’aurai dû m’arrêter sur cette semi victoire, puisque « New York, New York » m’a laissé KO.

Sans transition, la semaine nationale de vacances approchant à grand pas, je me suis réservé un billet d’avion pour Taipei. Ce qui m’amène à ma recherche de guide de voyage dans une librairie de Hangzhou. J’étais en compagnie d’une amie :
(moi) « Tiens ? Il n’y a pas de guide pour Taiwan... »
(elle) « Si ! Ça c’en est un. »
(moi) « Non, c’est une carte de Taiwan. »
(elle) « C’est vrai.  Mais de toute façon je ne pense pas qu’on en trouvera. Les Chinois n’ont pas besoin de ça»
(moi) « Ah bon ? Et pourquoi ça »
(elle) « S’il veulent aller à Taiwan, ils y vont. Pas besoin de guide. Ou alors ils en achètent un une fois sur place.»
(moi, sceptique) « Ils ne préparent pas leurs voyages à l’avance ? »
(elle) « Non, et puis de toute façon il n’y a pas tant de monde qui va à Taiwan, il ne doit pas y avoir de guide pour Taiwan à Hangzhou. »

Les carences chinoises en logique cartésienne ne sont pas à prendre à la légère. Il est très possible de discuter sans fin autour d’un problème simple, en essayant d’expliquer les choses de manière rationnelle. C’est peine perdue. En outre cela ne fera qu’aggraver les choses. Les Chinois s’emmêlent dans des explications farfelues lorsqu’ils ne connaissent pas la réponse et ne veulent pas perdre la face, et vous enragez de frustration parce que vous ne pouvez pas leur faire admettre les choses simplement. Ils ont leur conception propre et il est vain de critiquer leur façon de penser.
Acceptons donc qu’ils rient de nos coutumes bizarres, comme aller dîner à 9h, nous moucher dans un mouchoir, nous lever tard le week-end, boire de l’eau froide à table… Et n’essayons pas de leur expliquer que leurs cuillères sont vraiment impossibles, qu’ils devraient mettre un casque en moto, ou bien que Mao était un méchant dictateur. Ca n’aide jamais.

Mais revenons à nos moutons, je pars à Taiwan dans moins de 3 semaines. Je vais devoir me constituer un plan de bataille pour explorer cette île. J’arrive sur place un samedi, je pense qu’un week-end dans la ville de Taipei ne sera pas de trop. En cours de semaine je vais probablement partir explorer une autre partie de l’île. Puis retour à Taipei.
Il ne reste plus qu’à remplir les blancs. Tout conseil est le bienvenu :)

Enfin le reste de l
actualité en vrac :
Saleté d’over-blog : ils ont perdu mes articles. J’ai recollé les textes mais les commentaires sont définitivement passés à la trappe.
Saleté de gmail : ils ont considéré comme spam un mail de mes grands-parents. Ca va un peu loin je trouve. A moins que ce soit encore un coup de la police politique.
Saleté de profs de chinois : ils veulent me racketter 50rmb de l’heure.
Saleté de projet : c’est un peu au point mort en ce moment.

Je vais me mettre au Tai-chi, et reconsidérer le Feng shui de ma piaule, et tout ira mieux.

Et pour clore réellement cet article fourre-tout, un petit test (à la mode), qui peut me dire ce qu’est cette voiture :


par Mathieu publié dans : Hangzhou
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