Vendredi 9 septembre 2005
Vu sur le blog BoingBoing : de très jolies images coréennes retouchées, des petits trucs tout mimi tout plein.

Peace

Aah si j’avais un fusil...

Ca me donne l’occasion de redire que je mets des photos ici, sur flickr

Et que vous pouvez toujours aller consulter les anciennes, petits veinards vivant dans un pays libre...

Ca arrache plus que le petit caillou sur sa feuille, hein?
par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Mercredi 7 septembre 2005
Les Chinois veulent retourner dans l’espace, et en profiter pour aller sur la Lune.
Dans le même temps, les Russes viennent de lancer un nouveau programme de véhicule spatial, appelé Kliper.

Comme ils sont potes ils se sont appelés pour faire la balade ensemble :

Anatoly Perminov: « Aimeriez- vous voler dans l'espace à bord de Kliper par exemple pour un aller-retour pour la Lune? »
Yang Liwei: « Assurément, en tant que taïkonaute professionnel »

(conversation glanée sur techno-science)

Moi aussi j’ai beaucoup aimé ce côté décontracté, mais néanmoins empreint d’une émotion sourde. Ils essaient de cacher leurs sentiments l’un pour l’autre. Anatoly ne veut pas que Yang le quitte à nouveau. Mais Yang a toujours été une tête brûlée. C’est peut-être ça qui a séduit Anatoly au début. Ce côté aventurier, cette quête de sensation, et aussi cet exotisme nouveau pour Anatoly. Elles étaient longues les nuits d’hiver au cosmodrome de Baïkonour.

Ce trompe-la-mort de Yang
par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Lundi 5 septembre 2005
(une parenthèse avant de commencer. Je viens de perdre les articles précédents. Encore un coup de la police politique. Ceux qui n’étaient pas à jour dans leur lecture ont donc manqué 6 articles et je n’ai plus vos commentaires. On est en train de m’aider à résoudre ça)

Céline m'ayant récemment demandé des informations sur la communauté française à Hangzhou, ça a été l’occasion pour moi de faire le bilan.
 

Pratiquement deux mois passés ici, et seulement une poignée de Français rencontrés au Starbucks. Je ne recherche pas particulièrement le contact des compatriotes, je ne le fuis pas non plus. C’est toujours agréable et enrichissant de partager ses expériences. En plus ça permet d’avoir une conversation normale une fois de temps en temps.

Donc point mort, ou presque.

Coïncidence: après cette demande d'info, j’apprends qu'un magazine local organise une soirée spécial expats dans un café Jazz, pour le lancement de l’édition de septembre.
Ni une ni deux, je loupe mon bus; d’abord pour la déconne ensuite parce que les taxi de Lin Ping sont la façon la plus marrante d’aller à Hangzhou. Cette dernière est réputée pour compter les plus beaux taxis de chine: les mêmes qu’à Shanghai en fait, VW Passat avec bulle de protection pour le chauffeur et tout et tout. Lin Ping, c'est beaucoup plus roots: des jetta ou santana affichant parfois plus de 500 000 kilomètres.
La première fois que je suis arrivé en ville dans l’un de ces bolides d’un autre âge, j’ai pu lire les expressions dédaigneuses des autres chauffeurs de taxi. Certains se sont carrément marrés.
C’est un peu les ploucs qui vont à la ville: ils se paument tout le temps, passent des coups de fils pour demander la route, et finissent toujours par se faire aider par un collègue moins moqueur que les autres.

Mais comme dirait Cangshu, je constate que j’ai quelque peu digressé.

La soirée de vendredi a donc tenu ses promesses. Beaucoup de rencontres, beaucoup de nationalités, des frenchies très sympas et accueillants. Rassure-toi Céline, tout roule. L’on m’a même soufflé que ce n’était que la partie émergée de l’iceberg, et qu’une bonne communauté française évoluait dans cette ville. Même si certains ont été qualifiés de couche-tôt, mais je ne suis pas là pour balancer. Je préfère d’ailleurs le terme « agent dormant ».  Cette petite communauté est en tout cas assez organisée.

Dès le lendemain, la machine était déjà en marche, je reçu un message me prévenant d’un vernissage le soir même, dans un hôtel.
Les aléas des soirées étant ce qu’ils sont (et le beurre étant au prix qu’il est), mon chemin aura rapidement bifurqué vers d’autres destinations. J’ai un peu fait mon David Vincent à Hangzhou.
Un Shanghaien s’est pris de sympathie pour moi. Je m’accordai un temps avec ce bon bougre. Mais nous avons finalement passé la soirée à faire les branques avec d’autres rigolos, dont un New Yorkais et quelques « Hangzhouneses »
Ce qui devait arriver arriva : mes nouvelles connaissances m’ont emmené me ridiculiser au KTV. Ca faisait longtemps que ça m’était arrivé. Ca remonte à Hongkong en fait.
 
Le KTV ? Karaoke TeleVision. Pas besoin d’habiter en Asie pour savoir qu’ils raffolent de ça ici. Et ils sont redoutables, à n’en point douter. Surtout les filles. J’aurai bien mis une vidéo ici pour vous montrer, mais mes capacités techniques sont pour le moins limitées. Alors ce sera une photo et c’est tout, pas la peine de faire cette tête.

ktv

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Mercredi 31 août 2005
Paru hier : le voyage vers Hokkaido de Camille.

2000km en moto. Un appareil photo et une tente pour seuls bagages.

A l’arrivée, un album photo à couper le souffle : un voyage hors des sentiers battus, comme certains en ont toujours prêché les mérites...

camille's bike in the hills


De plus, ça me permet de soulever un problème de photographie. Vous verrez que certaines de ses photos sont teintées d'une couleur violacée. Notamment les photos prises en forêt... J'ai exactement le même problème pour mes photos.

Comment remédier à cela? Avis aux amateurs.


par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Vendredi 26 août 2005
Comme le samedi c'est un levé à 7h qui m'attendait en cette belle journée de dimanche.
Mon groupe de chinois, à savoir Ken, Joy et Liccal (ou quelque chose d'approchant), était particulièrement peu dégourdi question orientation, mais je mets bien volontiers ça sur le compte de l'heure matinale. Cela nous a valu un peu de flottement dans les correspondances de bus, mais rien de périlleux.


Les caves de Lingshan sont étrangement peu fréquentées en comparaison des attractions du lac. C'est bien dommage puisqu'elles sont gigantesques et très impressionnantes à explorer. Tant mieux pour nous puisque comme ça, pour une fois en Chine, "y avait pas foule".

Autant le dire tout de suite, le gros point noir de ces caves est tout simplement la façon absolument kitschissime dont elles ont été aménagées pour recevoir des visiteurs. C'est du n'importe quoi à la chinoise.
Pour les présenter rapidement, ce sont d'authentiques merveilles de géologie, alternant les concrétions les plus surprenantes: stalactites, retenues d'eau, colonnes, excentriques, bénitiers et stalagmites monumentaux ornent les différentes caves sur plusieurs milliers de mètres carrés. L'une des caves atteint 1,5 km de long. Leurs parois sont de surcroît gravées de versets Tang ou Song. Elles ont été redécouvertes seulement en 1982 et ouvertes au public 3 petites années plus tard.

salive de dragon
Ici une inscription disant: "Salive de dragon".

stalagmite
Le stalagmite en photo ci-dessus est le 2ième plus gros du monde, du haut de ses 25 mètres.

Point besoin de poursuivre ce recopiage des pages de mon guide pour vous faire saisir à quel point ces grottes sont majestueuses.

Et ces schtroumpfs-là ont été nous coller des éclairages bleus, verts et mauves dans tous les coins. Je trouve ça plutôt pathétique et l'ambiance en prend un coup. On ne peut plus vraiment se demander ce qui se passait dans ces grottes il y a un ou deux millénaires. Tous ces néons de mauvais goût, ça fait plutôt Tuning Show. Enfin à vous de juger:

neons

kiiitsch
Quand je vous disais que c'était kitsch

Une visite que je recommande néanmoins. Two thumbs up pour Lingshan, c'est pas du fake et c'est très divertissant. Info pratiques pour s'y rendre: bus n°510 à Youdian Lu. Attention il ne faut pas le louper, il est rare. Idem pour le retour.

Revenu tranquillement vers Hangzhou, je déambulai sans but dans les artères pendant un certain temps avant de tomber sur un petit coin de France qui allait m'occuper pour la fin de l'après-midi.

carrefour
par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Lundi 22 août 2005
Comme j’ai passé la majeure partie du vendredi à questionner les gens sur tel ou tel endroit à visiter, ça en a motivé quelques uns à me suivre. Ma prof de chinois s’est donc mise en tête de préparer tout ça.

Et nous voilà doté d’un plan de bataille pour samedi et dimanche : Shuangxi driftage puis Lingshan Fantasy Cave.

La première règle pour une visite à la chinoise, c’est de se lever odieusement tôt. Que les lieux de visites soient relativement éloignés ou pas, dans les deux cas il faudra beaucoup de temps pour y aller. Les trajets routiers sont une plaie.

Mais ce n’est pas l’unique raison. Nos visites du week-end se sont toutes deux terminées en début d’après-midi. Il y a donc une grosse part de sadisme, tout simplement.

La deuxième règle, c’est de connaître quelqu’un sur place. Etant voituré par les gentils parents de ma prof, je me suis laissé guider. Non sans frayeur au passage, puisque le patriarche était particulièrement malhabile au volant de sa rutilante VW Santana. Innombrables calages et dépassements dangereux sont le lot quotidien de ce chevalier des temps modernes. Sa famille partageait mon inquiétude.

Par contre, une fois arrivé à bon port, le vieux nous révéla ses atouts cachés. Une poignée de main joviale et quelques secondes d’attente lui suffirent pour nous faire entrer gratuitement dans le parc de Shuangxi, malgré la longue file d’attente pour les billets. Idem pour prendre une sorte de charrette à destination de la rivière. Pas d’attente pour notre homme. Son secret : un cousin guide sur place.

Lors du déjeuner, j’apprendrai que mon excellent hôte est un honnête fonctionnaire, portant haut les couleurs communistes et ne comprenant pas vraiment que la jeunesse se détourne désormais de son idéal, pour préférer les stars de la télé et les MacDo. Un témoin d’un changement de société auquel il ne participera pas. Une relique.









Cela dit, j’aurai pu m’en douter quand j’ai vu le pendentif Mao accroché au rétro.









 

Shuangxi driftage est une attraction très touristique : la descente d’une portion de rivière en bateau de bambou. Les bateaux partent par paquets de quinzaines, pour que les gens restent ensemble et puissent s’arroser joyeusement. C’est plutôt malin. Sans cela, ce serait une promenade charmante mais assez dénuée d’intérêt.








La suite de la visite est du même acabit. Des attractions diverses et pas vraiment en rapport avec la région permettront entre autres à l’audacieux visiteur de s’envoler en ballon vers les cieux.






 









L’auguste touriste pourra également développer son coup de pédale, et par la même occasion fournir une eau cristalline au faux lavoir du faux village.


 







Vous vous en doutez je garde le meilleur pour la fin.

Un stand de tir à l’arc offrira l’occasion au valeureux touriste, pour l’indigeste somme de 10 yuans les 5 flèches, de prouver sa bravoure et sa précision.

Un arc, deux options.

L’émérite visiteur peut tendre ses sens, son esprit et ses traits vers le centre de la grosse cible.

Mais il peut également opter pour une version sport, qui régalera les petits et les grands. Le champ de tir étant peuplé de quelques poules hardies, un tir habile et précis permet à l’heureux archer de gagner son repas du jour.


 

Malgré tous nos efforts et la promesse d’un met délicieux, les poules s’en sont tirées sans égratignure. Ce n'est pas une blague, un petit écriteau disait clairement que tout volatile abattu serait un cadeau de la maison. "Any Prey is a gift to you if hunted. Objects outside the yard, Persons or the Sky are never your targets."

Tant pis, nous sommes repartis penauds, broucouilles.

Cependant grâce aux bons conseils du père coco, nous avons pu nous restaurer dans un excellent boui-boui. Uniquement d’animaux attrapés dans le coin : sangliou chassé dans les montagnes, poissons et crabes de la rivière et tofu qui pue.

Une très bonne journée, qui s’est clôt pour ma prof par une séance de shopping hangzhouien (aidez-moi là) avec sa mère, laissant le père repartir gaillardement vers le domicile.

Quant à moi, et bien je jetai mon dévolu sur la pagode de Baochu et ses rochers peuplés de chinois sauteurs. Avant d’entamer un samedi soir sur les bords du lac.



par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Jeudi 18 août 2005
Je voulais vous faire un petit résumé de l’actu chinoise ce matin, mais ce n’est pas folichon du tout aujourd’hui. En plus il pleut.

Au programme donc :
Une pénurie d’essence à Guangzhou,
L’avancée de la coopération militaire sino-russe, à travers le lancement d’exercices militaires en commun. A noter : la marine française a déjà participé à de tels exercices en 2004.
Les relations diplomatiques avec de nouveaux pays, notamment le Bangladesh et le Kenya.
Les tensions sino-japonaises, certains étudiants font cependant des efforts. (il faudra que j’en parle de ça)
Des projets, encore des projets, toujours des projets.
Donc rien de croustillant.
Un peu plus originales, pour certaines nouvelles :
Beijing se cherche une mascotte pour les Jeux. Hésitations entre Monkey King, le Panda et l’antilope tibétaine.
Un américain s’est fait piéger en retirant de l’argent à Shenzhen. Rappel des conseils de prudence.
Un touriste foudroyé sur la Grande Muraille, à cause de son portable.
L’ouverture prochaine de Disneyland Hongkong n’émeut guère.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse ne sont bien évidemment mentionnées nulle part. Il faut croire que 400 000 personnes, c’est une paille pour les Chinois. Communisme quand tu nous tiens.
Et enfin l’arrivée des jolies miss à Xi’an, pour l’élection de Miss Asia 2005. J’espère que ça passe à la téloche.

par Mathieu publié dans : Hangzhou
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Lundi 15 août 2005
J'ai passé le week-end dernier à Shanghai. J'y ai retrouvé l'ami Pierre et fait la connaissance d'un bon groupe de frenchies très enjoués. Bon j'avais un peu l'estomac dans les talons à cause de ces fichus chinois et leur maîtrise redoutable des dés. Mais c'était un bon samedi soir tout de même, bien dans les règles de l'art.

Je me suis aussi permis quelques visites, dont la tour Jin Mao, sympatoche (voir photos).

Et puis j'avais opté pour le bus, qui s'avère très agréable et moins foutoir que le train. J'ai pu demander mon billet pour Hangzhou quasiment comme un grand… enfin comme un chinois.
Je dis quasiment parce que quand elle m'a demandé plusieurs fois si je voulais partir aujourd'hui, je n'ai pas été foutu de comprendre.
Puis dans le bus, je me suis rappelé que je n'allais pas à Hangzhou mais à Lin Ping (qui est un peu avant Hangzhou sur la route). Donc si je pouvais me faire lâcher dans les environs, ça m'éviterait une heure de trajet supplémentaire.
Alors je me suis lancé:
- Moi habiter Lin Ping! Possible / pas possible d'arrêter…
- NO!!! (dans un anglais puissant et rigolard, avant que je puisse finir ma phrase)

Tant pis. Pour une fois que j'essayais.
Je me suis endormi devant un film de Kung Fu.

Et pour tout vous dire, là je suis cassé, je vais sûrement aller me faire couper les cheveux (en plus du massage d'une heure, oui les salons de coiffure sont très bien ici… pour 3 euros)


par Mathieu publié dans : Hangzhou
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